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Travailleur·se autonome vs entrepreneur·e

La confusion est habituelle et pourtant le quotidien d’un·e travailleur·se autonome et d’un·e entrepreneur·e est très différent. Le style de vie et la vision aussi.

Dans cet article, je te présente ma définition pour chacun. Celles-ci sont le fruit de plusieurs années comme travailleuse autonome et d’observation d’autres solopreneur·e·s.

Bonne lecture !

Quelle est la différence entre travailleur·se autonome et entrepreneur·e ?

Dans cet article, ce sont des définitions très générales. C’est pour te donner une idée globale, cependant elles peuvent ne pas te correspondre. Tu es unique, ta façon d’entreprendre aussi. Il est ici question du quotidien et de la vision que l’on a lorsqu’on se lance dans l’une ou l’autre des aventures.

Il y a évidemment des différences fiscales en fonction du statut choisi, mais ce n’est pas ce qui m’importe ici. J’ai pu observer une grande différence dans la vision entre les travailleur·se·s autonomes et les entrepreneur·e·s qu’iels ont de leur travail :

  • L’entrepreneur·e veut grossir, souhaite avoir des employé·e·s et gérer une entreprise. Iel veut offrir un environnement à ses salarié·e·s qu’iel lui corresponde. C’est avec la volonté de créer une structure plus grande que sa personne qu’iel a monté sa compagnie.
  • La ou le travailleur·se autonome, au contraire, veut continuer de travailler dans son domaine à travers des contrats avec ses client·e·s. C’est de le faire pour quelqu’un d’autre qu’iel veut éviter. La liberté est un élément primordial pour la ou le solopreneur·e. C’est pour cette raison qu’iel ne souhaite pas gérer une entreprise et des employé·e·s.

Ci-dessous trois témoignages de travailleur·se·s autonomes qui représentent bien cet état d’esprit. Tu peux les retrouver, ainsi qu’une dizaine d’autres, dans la première édition de la RDA – Revue des Autonomes dont le sujet était le partage d’expérience.

Témoignage Alexandra Philibert travailleuse autonome marketing communication Laval
Témoignage Michal Bluma travailleur autonome concepteur site web seo Montréal
Témoignage Evane Michoux travailleuse autonome gestionnaire de réseaux sociaux Montréal

Réalité de la ou du travailleur·se autonome

La vérité c’est que tu es travailleur·se autonome, tu fais tout (ou presque) dans ton entreprise. Tu travailles seul, tu ne peux donc pas déléguer (ou très peu, comme tes impôts par exemple). Je peux t’assurer que tu n’as pas le temps de t’ennuyer quand tu es solopreneur·e.

Les tâches d’un·e solopreneur·e

Tu peux déléguer une partie, mais tu auras de toute façon à t’impliquer plus ou moins dans toutes les sphères de ton entreprise (organisé par ordre alphabétique) :

  • Administration : assurances, comptabilité, déclarations TPS/TVQ, etc.
  • Création : réaliser le contrat pour lequel tu es payé·e.
  • Développement d’affaires : réseautage, rencontres, prospection, etc.
  • Marketing et communication : toute ton image externe (site Internet, blogue, réseaux sociaux, etc.).
  • Relation client : être en perpétuelle relation avec elle ou lui (soumission, contrat, facturation et toute autre question).

PTI : la facturation des taxes est obligatoire, si au cours des 12 derniers mois, tu as gagné plus de 30 000 $. Prends-toi d’avance, si tu vois que tu vas dépasser ce montant, inscris-toi à la TPS/TVQ. Car sinon, tu risques de devoir facturer tes client·e·s du mois passé.

Quotidien d’un·e travailleur·se autonome

Ton quotidien de travailleur·se autonome est rempli de surprises, de demandes « urgentes », de choses personnelles. Il est donc important d’avoir une bonne gestion de ton horaire afin de compléter tes contrats en temps et en heure. C’est ta réputation qui va en dépendre et donc d’éventuelles recommandations futures.

Il est vrai qu’il est plaisant de pouvoir arranger son horaire en fonction de sa réalité et de ses obligations personnelles ou familiales. C’est aussi, et surtout, pour ça qu’on choisit de devenir travailleur·se autonome. Tu dois simplement être conscient·e que ça veut aussi dire que parfois tu finiras tard, car c’est à toi qu’incombe la responsabilité de livrer le résultat final aux client·e·s.

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© Nick Fewings

Réalité d’un·e entrepreneur·e

Parfois on passe d’une réalité de travailleur·se autonome pour se rendre dans le monde la gestion d’une PME (Petite et Moyenne Entreprise). Les raisons sont variées et personnelles comme tu peux le lire dans les témoignages de Cindy et Naomie ci-dessous. Elles ont répondu à la question suivante : Pour quelles raisons as-tu décidé de passer de solopreneur·e à entrepreneur·e ?

Témoignage Cindy Bégin entrepreneure designer graphique Montréal
Témoignage Naomie Marleau entrepreneure designer graphique Montréal

Les tâches d’un·e entrepreneur·e

Les tâches reliées à la gestion d’entreprise sont très portées sur les chiffres et les ressources humaines. C’est pour ça qu’il est important de bien comprendre la comptabilité. Être proche de sa ou son comptable peut être utile afin qu’iel t’explique certains termes.

Il peut également être judicieux de s’entourer d’un·e consultant·e en ressources humaines afin de prendre des conseils dès le début. Ce qui est certain, c’est que tes to-do listes seront surtout sur ces trois aspects :

  • Administration : comptabilité (cashflow, prévisions budgétaires, etc.), assurances, facturation, bureaux, etc.
  • Développement d’affaires : réseautage, prospection, soumission à des appels d’offres, etc.
  • Gestion des employé·e·s : recrutement, absence/congés, horaires, licenciement, etc.

Quotidien d’un·e entrepreneur·e

À l’instar d’un·e travailleur·se autonome, un·e entrepreneur·e va avoir les mains dans la gestion générale de l’entreprise au lieu de compléter des contrats. Certain·e·s décident de continuer de réaliser des contrats, ça dépend de toi et du mode de fonctionnement de ton entreprise. Tu t’investis à fond dans la réussite de ta compagnie alors ça veut dire faire tout ce qu’il faut pour que ça marche pour toi et pour toutes les personnes que tu emploies.

En règle générale, le quotidien d’un·e entrepreneur·e va être beaucoup au niveau du développement d’affaires afin d’apporter des contrats à ses employé·e·s. C’est aussi de s’assurer de la bonne santé de son entreprise. Ici je parle de santé financière, certes, mais aussi (et surtout) du bien-être de ses salarié·e·s. Car, sans main-d’œuvre, une entreprise est non-opérationnelle. Ce sont donc tes priorités lorsque tu es à la tête de ton entreprise.

Quel quotidien veux-tu ? As-tu une idée plus claire de ce que l’un et l’autre implique ? Dis-nous en commentaire si ça correspond à l’idée que tu t’en faisais ou si c’est ta propre réalité.

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